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Les films asiatiques: The Beast Stalker
The Beast Stalker (Ching Yan 2008)
running on karma
Réalisé par Dante Lam.
dante lam

Avec Nicholas Tse (Officier Tong)
nicholas tse
Nick Cheung (Hung )
nick cheung
Zhang Jing Chu (Ann Gao)
zhang chu
Sherman Chung (Christy)
sherman shung
Liu Kai Chi (Sun)
liu kai chi

Synopsis: Un inspecteur de police essaie de récupérer la fille kidnappée d'une procureur dont il a accidentellement tué la première fille.

Un film excellement réalisé, mis en scène avec de bons acteurs et où les personnages ne sont pas caricaturaux.

Un homme de main (Nick Cheung) coincé dans son choix de malfaiteur, désespère de retrouver une vie normale. Il va jusqu'au bout de ce qu'on lui demande pour retrouver le bonheur d'antan avec sa femme quand ils étaient valides. (quand son employeur lui demande de couper la main de la petite file il n'hésitera pas à l'accomplir sans ciller).
Une avocate (Zhang Jing Chu) désespère de retrouver sa fille, elle va jusqu'au bout de ce qu'on lui demande (le parjure) pour éviter un second malheur vécu et ainsi retrouver le bonheur avec sa fille.
Un policier honteux (Nicholas Tse), désespéré par son errreur, va jusqu'au bout pour retrouver son honneur et ainsi s'effacer de sa culpabilité (blessé jusqu'au sang il ne lachera même pas quand l'avocate refusera catégoriquement son aide).


Dans le malheur des accidents fatals de la vie, le film dépeint la misère, l'horreur, le désespoir. Ce désespoir pas forcément inévitable par cet envie de bonheur, ce reste d'humanité qui persiste jusqu'au bout.
Face au malheur, chacun fait un choix: certains agissent dans le mauvaix sens (le kidnappeur), d'autre le subisse (l'avocate), d'autre encore l'affronte pour le renverser (le policier).

Le réalisateur Dante Lam excelle dans des plans créatifs, sublimant le récit de l'histoire, un film réalisé intelligement mettant en valeur les sentiments des personnages, mettant en valeur l'idée d'une scène.
Par exemple, pour montrer les instants décisifs de la vie, il les passe dans un ralenti sépia, on voit alors cet instant unique en blanc et gris sa vie passé au ralenti pour qqchose qui ne dure en réalité que quelque centième de seconde.
La vision du tueur à la 3ème personne renforce la vision psychologique sombre et bancale du malfaiteur. Son visage sombre peu peu au même rythme de sa personnalité, le personnage n'est plus à une horeur près au point où il dérive.

En visionnant le film, on se sent complètement immergé comme si on vivait la scène; par exemple dans l'intro du film: le super passage du tramway nous immerge de réalisme dans ce décor citadin. Dante exploite à merveille les tenues de caméra avec notamment avec cet effet vibrant pour renforcer l'intensité et le réalisme des scénes.
Le choix des plans de ville du début du film pour nous présenter le lieux out tout va se passer démontre une intelligence de réalisation. Les plans du début pas du tout pris aux hasard sont bien pensés afin de révéler la fin pour retrouver la kidnappée. Dante Lam utilise intelligement le décor comme un de ses personnages pour narrer l'histoire, l'histoire du malheur dans la vie urbaine.

Un bon scénario, de bons acteurs, un bon réalisateur pour donner un trés bon film.